Cabaret Confluences #1

Le Cabaret Confluences #1 propose une soirée bilingue riche en expressions artistiques variées, mêlant danse, théâtre, musique, poésie et chant. 

 

La soirée met en scène un duo de danse contemporaine théâtrale par Léa Tremblay Fong et Taylor Yeung, une performance de musique improvisée par Fahmid Nibesh, une lecture poétique de Kama La Mackerel et des chansons persanes interprétées par Naghmeh Shafiei. Dona-Bella Kassab, MC et artiste multidisciplinaire, assure la cohésion entre les performances.

 

Ouverture des portes à 19h. Spectacle à 20h.

 

Les Cabarets Confluences prennent la forme de soirées intimistes et conviviales, composées de performances interdisciplinaires variées, présentées une fois par mois tout au long de l’année (28 janvier, 25 février, 25 mars et plus de dates à venir).

édition 2026
Cabaret Confluences #1
28 Janvier — 20h00
La Sala Rossa
Réservez
La terre sous nos ongles

Léa Tremblay Fong, Taylor Yeung | Danse, théâtre, musique

Duo durant 20 minutes, créé et interprété par Taylor Yeung et Léa Tremblay Fong. Les deux artistes combinent leurs pratiques en danse contemporaine et en whacking au wushu (souvent appelé kung fu), incluant des techniques à l’éventail. L’œuvre est imprégnée de leurs histoires familiales, d’éléments des films d’arts martiaux et du paysage culturel hongkongais.

La trame sonore créée par Frantz Lin relie la culture chinoise traditionnelle et la musique occidentale contemporaine à leur univers théâtral mouvementé, comique et dramatique.

© Phi Nguyen
Tough Teething

Fahmid Nibesh | Musique, poésie

Une exploration de l’équilibre à travers la guitare, la voix, les idiophones et l’électronique, oscillant entre des modes d’automatisme surréaliste et d’improvisation structurée.

Connais toi toi même

Dona-Bella Kassab | Théâtre

Dans un registre qui navigue entre la conférence et la confession, l’artiste crée en direct un conte autofictif, oscillant d’une posture contemplative à un ton disjoncté. Des objets intimes en guise de dispositifs narratifs guideront le récit.

Cette performance est un rituel de vulnérabilité.

Avertissement: Sujet à caractère tabou ou sensible.

La prière de la fleur trans

Kama La Mackerel | Poésie

« La prière de la fleur trans » est un rituel poétique et performatif qui tisse la voix, le souffle et le geste dans une offrande incarnée. Né dans un jardin, ce cycle de poèmes explore la mémoire trans, la spiritualité queer et les devenirs floraux à travers une langue sensible et vibrante. 

Dans cet extrait de 20 minutes, Kama La Mackerel partage une parole vivante, traversée par l’intime, l’ancestral et le sacré, où la poésie devient invocation, semence, et transformation.

© Lou-Andrea Gachot-Coniglio
Naghmeh

Naghmeh | Musique

Des moments acoustiques intimistes aux crescendos tonitruants, le son de Naghmeh témoigne de la beauté qui émerge du chaos et de la perte. Chantant en anglais, en français et en farsi, Naghmeh dépasse les barrières linguistiques et tisse des liens culturels avec des publics variés grâce à la magie de la musique. Enfant de la guerre et de la révolution, Naghmeh utilise sa plateforme musicale pour amplifier la voix des sans-voix et sensibiliser aux enjeux mondiaux et aux causes sociales.

Naghmeh est une auteure-compositrice-interprète irano-canadienne basée à Montréal. Sa musique porte les récits et les mélodies des personnes et des lieux qui ont marqué son âme. Elle puise son inspiration dans les chagrins d’amour et les murmures de l’univers.

Biographies

Dona-Bella Kassab

Dona-Bella Kassab évolue sur les scènes underground et au cœur des communautés marginalisées, où iel déploie une pratique artistique à la fois audacieuse et profondément vulnérable. Artiste de la scène autodidacte, iel se forme en dramaturgie, interprétation, danse, art-performance et art multimédia, accumulant un savoir expérimental qui traverse ses multiples créations solo, dont Le Cycle (Post-Furies 2025), Anartiste (Fringe Montréal 2025), Songe d’un Jour d’Hiver (Festival Entractes 2024). Ses créations mettent le spectateur·rice au pied du mur, confronté à ses propres émotions et à la lucidité des systèmes qui nous traversent. 

De plus, certaines collaborations marqueront sa pratique: Action Ouverte, Post-Furies, Jamais Lu, Entractes, Théâtre de l’Affamée, Nicolas Cantin, Montréal Arts Interculturels, Chanel Cheiban, Compagnie de danse Tout Feu Tout Femme.

Enfant de réfugiés, et non-binaire au genre fluide, Doni porte dans son corps et son imaginaire les cicatrices de l’exil, de la guerre et des systèmes oppressifs occidentaux. De ces expériences naît sa méthode artistique : le Confrontational Shame Healing, où la honte devient matière première, et la Fabulation futuriste, où l’écriture et la dramaturgie projettent vers des futurs alternatifs et utopiques. Chaque œuvre est une tentative de partager ce que la vie et ses sensibilités lui ont appris. C’est une expérience régénératrice, une transfiguration de l’inconfort, un lieu de rencontre entre l’intime et le collectif, où la vulnérabilité devient puissance, et où l’art agit comme levier de conscience et de résistance.

Fahmid Nibesh

Né à Dacca, au Bangladesh, Fahmid Nibesh est un improvisateur basé à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal. L’improvisation, en tant que praxis créative et générative, alimente et oriente sa croissance spirituelle au sein d’un paradigme économique autrement violent et hyper consumériste. Multi-instrumentiste, il est influencé par Will Alexander (poète), Anthony Braxton (musicien, théoricien), Stan Brakhage (cinéaste), Solvey Johnsgaard (artiste visuelle), Susanna Hood (mouvement/voix), l’A.A.C.M. (collectif de musique créative), parmi d’innombrables autres (y compris ses chats).

Qu’il soit seul avec ses instruments ou en tandem avec d’autres, l’accord somatique avec son environnement est au cœur de sa pratique. Actuellement, il s’intéresse à la manière dont la rétroaction (via micro de contact) informe et active la géométrie des objets ainsi que son interaction en temps réel avec ceux-ci.

© Adam Slawomir Mlynarczyk

Frantz Lin

Né dans un monde qu’il déteste, le rappeur-producteur Frantz Lin est ici pour libérer avec intensité des millénaires de colère, de mépris, de dégoût et de douleur qu’on lui a demandé de garder enfouis afin que la vie demeure disciplinée et harmonieuse. Plus enclin à vous hanter depuis un vieux puits qu’à être votre “oppa” de k-pop, Frantz Lin est le Loki qui a grandi en écoutant Alicia Keys. Il est le maître zen dont vous ne soupçonniez pas avoir besoin, là pour vous gifler à répétition jusqu’à ce que vous commenciez à sursauter vers l’illumination.

© Vera Ouy

Kama La Mackerel

Kama La Mackerel est une écrivaine multilingue, artiste visuelle, performeuse, éducatrice, traductrice littéraire et ritualiste, dont l’œuvre et la vie s’enracinent dans un engagement profond envers l’amour, la justice et l’émancipation, tant individuelle que collective. Nourrie par des recherches sur l’insularité, la mémoire océanique, la poétique trans, la créolité et les écologies décoloniales, sa pratique interdisciplinaire détourne et reconfigure les esthétiques dominantes pour y faire émerger des vocabulaires décoloniaux et queer/trans, là où historiquement, ils avaient été effacés ou réduits au silence. Cette démarche investit ainsi les espaces interstitiels comme des terrains fertiles où se tissent la solidarité, la résistance et l’affirmation des corps et des voix marginalisés.

Son travail a été présenté dans des galeries, théâtres, lieux de diffusion et universités au Canada et à l’international. Iel est l’autrice de deux ouvrages : Indrazaal et la quête de l’océan (Éditions KATA, 2023) et ZOM-FAM (Metonymy Press, 2020). Originaire de l’île Maurice, Kama a vécu en Inde avant de s’établir à Tiohtià:ke/Montréal en 2012.

© Ashvin Ramdin

Léa Tremblay Fong

D’ascendance québécoise et chinoise, Léa Tremblay Fong est chorégraphe et interprète en danse contemporaine. Elle a complété un Honours Double Major in Dance and International Development Studies à l’Université York, à Toronto tout en dirigeant des projets de danse à Toronto et en Palestine. Installée à Montréal depuis 2012, elle chorégraphie directement dans la rue et dans les milieux de vie, exposée aux interactions impromptues et tissant des liens avec la communauté. Ses créations sondent les mémoires, les tensions et les liens sociaux à l’œuvre dans nos communautés; elles ont notamment été présentées à Montréal, à Ramallah (2015) et à Taipei (2016).

© Guillaume Bazire

Naghmeh Shafiei

Naghmeh Shafiei est une autrice-compositrice-interprète irano-canadienne basée à Montréal. Chantant en anglais, en français et en farsi, Naghmeh s’affranchit des barrières linguistiques et tisse des liens avec les publics de tous horizons grâce à la magie de la musique folk. Son single Burn a été diffusé sur les ondes de CBC Radio et de Global Montreal, et sa composition en farsi a fait l’objet d’une résidence au Barnhouse Recording Studio.

Enfant de la guerre et de la révolution, Naghmeh utilise sa musique pour faire entendre la voix de ceux qui n’en ont pas et pour sensibiliser le public aux causes qui lui tiennent à cœur. Si une enfant était née de l’union des Talking Heads et de Patti Smith, et qu’elle avait grandi en écoutant Metallica en Iran, nul doute qu’elle sonnerait comme Naghmeh.

© Marianne Larochelle

Taylor Yeung

Taylor Yeung (elle) est une artiste du mouvement basée à Tiohtià:ke/Montréal, où elle danse, enseigne et se produit depuis 2014. Profondément inspirée par la musique, la culture et les valeurs du mouvement disco, elle se spécialise dans deux styles de danse dynamiques : le Hustle et le W(x)acking. Parmi ses performances les plus récentes figurent La Terre Sous Nos Ongles, co-créée avec Léa Tremblay Fong, et Manger Nos Racines de Léa Tremblay Fong. En plus de ses activités liées à la danse, Taylor travaille à temps partiel comme kinésiologue et massothérapeute. Son expertise dans ces domaines enrichit son exploration de la physicalité de l’expression et de la connexion corps-esprit à travers le toucher et le mouvement.

Informations

Disciplines

Danse

Musique

Poésie

Théâtre

édition 2026
Cabaret Confluences #1
28 Janvier — 20h00
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