Faites place à la troisième édition d’Asiate en court les 30 et 31 mai, une compétition de courts métrages de cinéastes d’origine asiatique du Québec et du Canada.
Rabais d’achat simultané pour plusieurs séances : 2 pour 30$, 3 pour 36$, 4 pour 40$
Asiate en court est une compétition de courts métrages mettant en lumière des artistes d’origine asiatique d’ici et de toutes générations. Elle vise à faire découvrir leurs voix, soutenir leur démarche artistique et encourager leur rayonnement à Montréal, au Québec et au Canada, tout en favorisant le dialogue interculturel, l’inclusion et les échanges avec le public.
Parmi les participant·es, certain·es pourront gagner le Grand Prix pour le meilleur court métrage d’origine asiatique, des prix Coup de cœur canadien, québécois, des mentions honorables et un prix de diffusion grâce à nos nombreux partenaires.
Les films choisis seront projetés en langue originale (avec des sous-titres en français) ou française.
Les films gagnants seront présentés à Fleur de lys, Fleur de thé en août 2026.
Par un matin d’été, Karan et Rohan trouvent des sous dans l’atelier de leur père et vont au dépanneur du village. S’ensuit une marche au soleil, au cœur des Appalaches, au son des vaches et des oiseaux. Ce film est une ode au pouvoir de la réalité et de la fiction, à l’amitié fraternelle et à la région québécoise.
敬祖 · PAYING RESPECTS est un court métrage qui utilise le rituel chinois de brûler du papier votif pour réfléchir aux questions de la mort et de la diaspora. Yiqing explore son deuil en offrant à ses ancêtres tout ce qu’ils n’ont jamais pu se permettre. Tout ce qu’elle brûle est envoyé dans l’au-delà. Le film joue avec des thèmes de mémoire, de distance et de rêves.
Surrendered est un court métrage intime qui explore le moment où la résistance s’effondre et où la vérité émerge. À travers des images fragmentées et une narration retenue, le film retrace une désagrégation psychologique et émotionnelle façonnée par la mémoire, le contrôle et la survie.
Plutôt que d’offrir une résolution, Surrendered demeure dans cet espace suspendu entre l’agentivité et la soumission, là où le corps se souvient avant que le langage ne puisse intervenir. Le film observe l’abandon non pas comme une défaite, mais comme un seuil nécessaire — un point où l’endurance cède la place à la mise à nu, et où lâcher prise devient la seule forme d’agentivité restante.
Dans SHRIMP FRIED RICE de Dylan Pun, une crevette affronte un rat… dans le cadre d’une compétition culinaire télévisée! Un concept dément mis en scène avec des marionnettes. Le résultat est hilarant.
Gulabrr met en scène un personnage ludique, curieux·se, majestueux·se et inquiétant·e dont les frontières matérielles, vocales et corporelles sont poreuses. Baignant dans une conception sonore faite entièrement de sons vocaux acoustiques, le personnage se meut dans des espaces oniriques et se fond dans des textures frémissantes, malléables, sirupeuses et pétillantes.
Une petite fille narcoleptique de 7 ans découvre dans ses rêves de la jungle birmane un lien d’un autre monde avec le passé de sa défunte mère.
Tara, une femme palestinienne queer d’une vingtaine d’années, tente de réprimer ses émotions lors d’un appel téléphonique avec sa meilleure amie Sarab, dont elle est amoureuse.
Une mère immigrée dévouée part livrer un gâteau pour l’anniversaire de son fils, mais au fil de la journée, elle est contrainte de faire face à la réalité de la situation de son fils.
On estime qu’un enfant canadien sur 50 âgé de moins de 17 ans a reçu un diagnostic de TSA (trouble du spectre autistique), un trouble qui affecte la communication et les relations avec les autres. Le court-métrage de danse *Weirdo Schmeirdo*, réalisé par Marites Carino et chorégraphié et interprété par Emmanuelle Lê Phan, s’inspire de la neurodiversité. Dans cet univers créatif, les comportements nerveux déclenchés par l’anxiété sociale se métamorphosent en une chorégraphie inattendue, et la différence est applaudie plutôt que raillée.
Glissant dans le silence hivernal de la Colombie-Britannique, Cami roule seule, aux prises avec la santé déclinante de sa mère et l’ombre plombante d’un père absent. Son voyage est lent, contemplatif, ponctué de motels au bord de la route, de signaux radio à peine captés et de voix enregistrées sur de vieux magnétophones. Tourné en partie avec des caméras thermiques, le film s’attarde sur les textures et l’atmosphère, utilisant des outils expérimentaux pour explorer le deuil, la distance et la douleur silencieuse du lien. Au cœur de tout cela : une tour de transmission isolée, qui bourdonne doucement dans le froid.
À travers l’animation image par image, Becoming Air explore la circulation des molécules dans le temps et l’espace. En expirant, les corps libèrent des particules qui, dans quelques années, se retrouveront partout sur la planète. L’oxygène que nous respirons aujourd’hui, issu des arbres et des océans, nourrit notre corps et nous relie à un cycle plus vaste.
Après avoir immigré au Canada, Ming devient père au foyer tandis que Fei, sa femme ambitieuse, poursuit son rêve de devenir copilote en Chine. Luttant contre le stigmate social lié à son statut d’homme sans emploi et contre un sentiment croissant d’inadéquation au sein de sa famille, Ming aperçoit un jour un flamant rose égaré nommé José. Il décide alors de secourir l’oiseau afin de donner un sens à sa vie.
L’artiste de danse sino-canadien Tony Chong plonge dans l’histoire de sa famille pour trouver sa place dans le monde. Un film touchant et parfois absurde qui s’abandonne, avec douceur et prudence, à la grande aventure de la vie. Une relecture interprétative et ludique du récit et de l’héritage d’un immigrant, qui ouvre un monde de possibilités et de répercussions pour une future génération de la diaspora en quête d’identité et de redéfinition.
Revealing the Invisible tisse et danse à travers le récit de l’histoire d’une famille chinoise — un puzzle imaginatif qui navigue entre réalité, fiction et fantastique, peuplé de personnages héroïques plus grands que nature. L’œuvre crée un kaléidoscope fractal où la danse devient un portail vers d’autres dimensions du temps, nous faisant voyager dans un parcours non linéaire entre le passé et le présent.
Après un échange inattendu avec son mentor bouddhiste, Jean, 14 ans, se retrouve face à un dilemme terrifiant : garder le silence ou tout risquer en avouant la cruelle vérité à sa mère, une bouddhiste profondément croyante.
Se sentant prisonnière de son statut d’immigrée aux possibilités limitées, une jeune Coréenne mange chaque jour des nouilles épicées pour le frisson que cela lui procure, plutôt que de prendre des risques dans sa propre vie.
Un père divorcé tente d’impressionner sa fille en se faisant passer pour une rock star au cours d’un week-end riche en émotions contradictoires.
C’est l’été et les jours raccourcissent. À l’approche de l’automne, une femme contemple son nouveau visage.
Lorsque sa mère oublie le concours de chorale qui approche, Moa, 7 ans, en vient à prendre des mesures désespérées pour attirer son attention et s’assurer qu’elle viendra.
Mêlant souvenirs, fiction et confessions, Tisser la soie retrace l’histoire de trois générations de femmes d’une même famille vietnamienne depuis leur arrivée au Québec en 1975. C’est dans l’intimité et dans la vulnérabilité des relations intergénérationnelles que la réalisatrice expose les disparités contextuelles transformant le rapport à l’identité chez les femmes de sa famille.
Enfermée dans une pièce, tandis que sa fille est surveillée par un tireur d’élite de Daech à l’extérieur, Iqbal commence à douter des promesses de Daech, qui lui garantissait la sécurité de sa fille en échange du sacrifice ultime, et se rend compte que tout ce en quoi elle croyait n’était qu’un mensonge.
Dans Washed My Hands of It se laver les mains devient une métaphore pour se débarrasser des fardeaux de la vie. Les mains tremblantes d’Elmira traduisent l’anxiété, évoluant en une rugosité symbolisant une tension émotionnelle. Malgré la douleur et les saignements, le lavage persiste futilement, reflétant la lutte incessante contre l’adversité. Le film explore les expériences passées et les défis d’Elmira dans son pays d’origine, capturant la nature implacable de ces luttes.
Se sentant un père incompétent, Naim commence à remarquer des changements inquiétants dans le comportement de sa femme et les visites de plus en plus fréquentes de son meilleur ami, Javed. Son fils Talha sentant lui aussi que quelque chose ne va pas, ils tentent discrètement de démêler leurs soupçons et les complexités de leurs relations familiales.
Deux petits cambrioleurs kidnappent le fils d’un riche homme d’affaires et exigent vingt mille dollars. Mais lorsqu’ils découvrent que le garçon est victime d’une discipline sévère à la maison, ils se retrouvent confrontés à un dilemme moral qui brouille la frontière entre criminels et protecteurs.
FISH BOY est une réflexion poétique sur la foi et l’identité queer vue à travers le regard d’un adolescent d’origine asiatique. Lorsque Patrick, 16 ans (interprété par Ian Chen, de la série Fresh Off The Boat), remet en question son amour pour Dieu et sa sexualité, son cheminement vers la découverte de soi se manifeste sur sa peau.
Basée à Tiohtià:ke/Montréal, Dédé Chen est une autrice et réalisatrice qui s’intéresse à la performance de la filiation. Diplômée en anthropologie de l’Université Laval, elle effectue ensuite sa maîtrise en relations internationales à l’Université de Pékin. C’est à son retour qu’elle développe une pratique d’écriture, entre poétique et politique, autour de la violence sexuelle, du corps-territoire et de l’archive. Elle co-édite Les Asiatitudes (2024), première anthologie francophone d’auteurices descendant·es des diasporas asiatiques au Québec, et publie des oeuvres d’autofiction dans des revues littéraires Le double de la mère dans Moebius (2021), Femmage dans Le Crachoir de Flaubert (2022), Renasiance dans Estuaire (2024). Son premier court-métrage, Papaya (2022), fait sa première au Toronto Reel Asian Film Festival et remporte le prix du Coup de coeur au Festival Accès Asie, une mention honorable au Festival Filministes et Vancouver Festival of Recorded Movement.
Elle ressent un besoin de renouer avec sa communauté d’origine en ville et d’amplifier les voix des personnes adoptées. En 2021, elle cofonde Soft Gong, première organisation francophone par et pour les adopté·e·s de la Chine.
D’origine cambodgienne et vietnamienne, Laurence Ly détient une maîtrise en cinéma et image et mouvement de l’UQAM et un diplôme de L’inis en réalisation. Il a réalisé la série web LES LAURIERS (2022) et les courts métrages CORRESPONDANCE (2022) et LE PETIT PANIER À ROULETTES (2024) qui rayonnent dans les festivals d’ici et à l’international. Son prochain projet de court métrage, avec l’appui du CAC et du CALQ, est LA NUIT DU CANTONNIER, un conte fantastique qui raconte l’histoire d’un cantonnier d’origine chinoise en 1939. Producteur, réalisateur et scénariste, il est aussi commissaire et programmateur de films pour le Festival Accès Asie.
Steven Lee est programmateur pour la section asiatique du festival Fantasia. Il a précédemment participé à la sélection de courts métrages pour le festival HorrorHound. Il a rédigé des critiques de films pour des sites web tels que Montreal Rampage, Borrowing Tape et Movie Marker. Il a toujours eu pour objectif personnel de mettre en avant la représentation asiatique dans le cinéma et la musique, tout en exprimant sa passion pour le cinéma coréen.
My An (she/elle) est étudiante en création littéraire et spectatrice professionnelle (selon Émilie Perreault). Sa poésie explore la colère des femmes, le legs des familles immigrantes et les joies d’être une sorcière moderne. Elle critique le théâtre de la perspective d’une personne racisée et féministe et fait la promotion d’artistes asiatiques au Québec.
Alisi Telengut est une artiste canadienne d’origine mongole qui vit entre Berlin et Tiohti:áke/Montréal. Son travail a été récompensé par de nombreux prix et a été projeté et exposé à l’échelle internationale, notamment à l’Academy Museum of Motion Pictures, au Whitney Museum, à Annecy, à Sundance, au TIFF, à Videonale, parmi tant d’autres. Ses films ont été nominés aux Canadian Screen Awards et aux German Film Critics Awards.
Née à Taipei, à Taïwan, Athena est diplômée du programme de production cinématographique de l’Université Simon Fraser (SFU) et a été mentorée dans le cadre du Festival international du film de Vancouver (VIFF) en 2019. Réalisatrice et scénariste taïwano-canadienne, elle aime raconter des histoires qui explorent les dynamiques familiales, les chocs culturels et la quête d’identité. Elle a une expérience de réalisation tant à Taïwan qu’au Canada.
Ses courts métrages ont été présentés dans de nombreux festivals, notamment au Rhode Island International Film Festival, aux Golden Harvest Awards de Taïwan et au Los Angeles Asian Film Festival. Elle a également reçu plusieurs distinctions, dont le A&E Short Filmmaker Award du meilleur film et le Shaw Media Fearless Female Director Award.
En mai 2023, son court métrage Language We Know a été sélectionné au Aesthetical Film Festival ainsi qu’au Cannes Independent Film Festival.
Avec le soutien du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts de la Colombie-Britannique et de l’Office national du film du Canada, Athena vient de terminer son dernier court métrage, Sitting Bird, sélectionné pour le programme Not Short on Talent de Téléfilm Canada au Short Film Corner du Festival de Cannes 2025.
Elle est actuellement en phase de développement et de recherche pour l’écriture de son premier long métrage.
Bianca Rose Cheung 𐩕 est une réalisatrice et scénariste queer hongkongaise-canadienne basée à Vancouver (Colombie-Britannique).
Ses courts métrages combinent surréalisme, profondeur émotionnelle et humour décalé, explorant les thèmes de l’identité, de la mémoire et du lien social. Autodidacte en animation 3D, elle expérimente aussi le développement argentique et le tirage thermique.
En 2025, elle a été sélectionnée pour le programme Catalyst du Festival international du film de Vancouver (VIFF), et son court métrage « Mon père est un astronaute » y a été présenté en première.
Elle reconnaît vivre et travailler sur les territoires non cédés des nations xʷməθkʷəy̓əm (Musqueam), Səl̓ílwətaʔ (Tsleil-Waututh) et Sḵwx̱wú7mesh (Squamish) et se solidarise avec les luttes autochtones pour la terre, la souveraineté et la justice.
Christopher Yip est un cinéaste primé basé à Toronto dont les œuvres explorent la foi, la sexualité et l’amour à travers le prisme particulier de la diaspora.
Diego Galafassi est réalisateur, scénariste et producteur de documentaires, de films expérimentaux, de nouveaux médias et de performances participatives. Diego est un artiste transdisciplinaire brésilien dont la pratique se situe à la croisée de l’art, des sciences et des processus co-créatifs. « Breathe » de Galafassi est une expérience de réalité mixte primée qui a été présentée en avant-première au New Frontier Program du Festival du film de Sundance 2020.
Dylan est un réalisateur chinois originaire de Toronto, en Ontario. Son court métrage le plus récent, Shrimp Fried Rice, a été présenté en première mondiale au Festival international de films Fantasia, où il a remporté le prix du meilleur scénario et le prix du public (argent) du meilleur court métrage.
Elmira Laki est une artiste interdisciplinaire iranienne basée à Montréal, travaillant dans les domaines de la performance, de la vidéo, du film, du dessin et de la peinture. Son travail explore l’identité, la diaspora et les façons dont nous sommes vus (ou ignorés) dans différents contextes culturels.
Elle développe une trilogie, Hier, Aujourd’hui, Demain. Le premier volet, Hier (2022), reflète la vie en Iran et les soulèvements récents. Aujourd’hui, un projet à long terme commencé à son arrivée à Montréal, combine des scènes de sa vie quotidienne à des performances, capturant la présence d’une femme iranienne dans la diaspora et explorant la visibilité, l’observation et la connexion.
Les oeuvres de Laki ont été présentées à l’international. À travers sa pratique interdisciplinaire, elle crée des espaces de réflexion invitant le public à considérer l’appartenance, la mémoire et les dynamiques complexes du fait d’être vu dans un monde en constante évolution.
Gabriel Dharmoo est un artiste interdisciplinaire, compositeur, vocaliste, improvisateur, performeur drag et chercheur. Son travail a été présenté à travers le Canada et à l’échelle internationale. Plusieurs de ses projets ont été primés, notamment par le Prix Jules-Léger 2017 du Conseil des Arts du Canada pour Wanmansho, et le Prix Opus de Création de l’année 2018 pour son opéra À chaque ventre son monstre. Son solo performatif Anthropologies imaginaires a été primé au Amsterdam Fringe Festival (2015) et au SummerWorks Performance Festival (2016). Fusionnant la musique, le drag et le théâtre, son spectacle interdisciplinaire Bijuriya a été présenté une douzaine de fois au Canada depuis 2022 (Montréal, Vancouver, Toronto, Calgary, Kitchener).
L’exploration vocale est au centre de sa démarche artistique, ainsi que l’identité mixte, le queer, le concept de culture imaginaire et la satire. Ayant signé la conception sonore et musicale pour une douzaine de films depuis 2008, il crée depuis 2020 des vidéos d’art combinant l’exploration vocale, le mouvement et le maquillage (Portraits, Ghaav, Gulabrr).
Il détient un doctorat (PhD) en recherche-création de l’Université Concordia (programme individualisé).
Gavin Seal est un scénariste primé par le Writers Guild of Canada, un réalisateur lauréat du Golden Sheaf et un producteur primé chez Intersectionnel Films. Ses films explorent la tension entre les attentes sociales et l’autonomie individuelle face à des choix de vie en apparence impossibles.
Giran Findlay-Liu est un cinéaste sino-canadien dont l’œuvre allie le réalisme documentaire à une narration intime, centrée sur les personnages. Ses films explorent les tensions tacites de la vie quotidienne, utilisant une approche sobre mais profondément personnelle pour aborder les thèmes de l’identité, de la répression et de l’isolement émotionnel. Attiré par l’ambiguïté, il construit des récits qui résistent à toute résolution facile, invitant le public à pénétrer dans l’univers intérieur de ses personnages avec une intensité tranquille.
Graduée de Concordia du département en Arts visuels, Divya est une artiste multidisciplinaire. Sa pratique en cinéma informe sa pratique en illustration séquentiels et en écriture. Elle est également diplômée de l’AEC en Réalisation Documentaire du Cégep de Rivière-du-Loup. Ses oeuvres sont une plongée vers les franges, la laideur de nos réalités et leurs beautés sublime. Elle est grandement informée par des pratiques communautaristes et l’autoreprésentation comme outils formels.
Haaris Qadri est un cinéaste émergent basé à Toronto et à Londres, diplômé d’une licence en beaux-arts avec spécialisation en production cinématographique de l’Université York. Il est actuellement résident du Directors Lab 2025 du Canadian Film Centre.
Son dernier court métrage, majboor-e-mamool, a été projeté au Festival du Nouveau de Montréal, présenté dans la rubrique « Short of The Week » et a remporté le prix du meilleur court métrage canadien décerné par l’Office national du film du Canada lors du Toronto Reel Asian International Film Festival, un festival de cinéma reconnu par l’Académie canadienne. Ses films ont également été projetés au TIFF Next Wave Film Festival 2023 et au Festival du film canadien. Son dernier film, Jo Mera Woh Tumhara, fait son entrée dans le circuit des festivals cette année.
Haaris cherche à réaliser des films qui allient l’authenticité du naturalisme à la vivacité du réalisme d’un peintre. Ses œuvres explorent l’essence de la vie quotidienne, capturant les moments subtils qui suscitent des émotions profondes et, peut-être, le changement. Haaris est attiré par les récits de la diaspora, explorant les thèmes de l’identité, de la fragmentation familiale et des nuances des dynamiques intergénérationnelles.
Haaris a bénéficié du soutien du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts de l’Ontario, du Bright Lights Talent Fund, créé à l’occasion de la première édition du Festival international du film d’Asie du Sud, et du Festival international du film Reel Asian de Toronto.
Hannah Polinski est autrice et cinéaste. Dans son travail, elle explore l’expression sexuelle, le genre et les expériences de la diaspora asiatique. Son premier film, perennials, a été présenté en première au Toronto Reel Asian Film Festival (2022) et projeté dans plusieurs festivals. De la poésie à la critique de film, ses textes ont été publiés dans des revues comme The Malahat Review, Contemporary Verse 2, Frontier Poetry, entre autres. Comme dramaturge et metteuse en scène, ses œuvres originales ont été présentées sur scène en France, et plus récemment au Montreal Fringe Festival (2023). Elle est actuellement en postproduction de Sex Dream, un documentaire expérimental sur les fantasmes sexuels et leur réalité. Elle vit à Tiohtià:ke/Montréal et aime faire la fête.
Jennifer Fan Jiang est une scénariste et réalisatrice chinoise installée à Toronto, en Ontario. Son dernier film en tant que réalisatrice, Under The Kasaya, a été sélectionné dans plusieurs festivals internationaux. Son dernier projet en tant que monteuse et productrice, Rambha, a été sélectionné au Short Film Corner de Cannes ainsi que dans plusieurs autres festivals. Elle raconte souvent des histoires en s’inspirant de l’observation des individus et de la société, ainsi que de ses propres expériences de vie. Elle aime explorer les thèmes de l’humanité, de la religion et de l’identité personnelle.
Jessica Wu est une artiste visuelle ayant une formation en journalisme et en études documentaires. Elle s’intéresse à retracer des récits d’immigration à travers des perspectives culturelles, politiques et historiques, pour tenter de répondre aux questions complexes de l’identité et de la diaspora.
Jonathan Goulet est un artiste sonore et vidéaste qui approche tout médium artistique de façon non conventionnelle. Que ce soit par le son ou l’image, sa pratique vise à manipuler les perceptions. Les écosystèmes sonores aux temporalités étirées et les techniques photographiques qui exploitent l’illusion d’optique sont devenus des éléments récurants de son travail.
À la recherche d’un équilibre entre la curiosité intellectuelle sérieuse et l’émerveillement enfantin, son travail reflète les états de conscience enlisés dans la rêverie. Poussé par un désir d’explorer ses fantasmes artistiques les plus improbables, il tente la catharsis à travers une esthétique surréelle et profondément hypnotique.
Karl Kai est un scénariste, réalisateur et monteur canadien, né à Hong Kong. Ses films, présentés au FNC (Festival du Nouveau Cinéma) et à DOXA, allient naturalisme et une dimension lyrique et surréelle. Travaillant avec des acteurs et des non-acteurs, il crée des récits immersifs et émouvants portés par l’authenticité et des performances profondément ressenties.
Kevin Jin Kwan Kim est un réalisateur et monteur canado-coréen basé à « Vancouver, en Colombie-Britannique », sur le territoire non cédé des nations Musqueam, Squamish et Tsleil-Waututh.
Fort d’une formation en montage, son travail se caractérise par un sens du rythme particulier, tout en capturant les émotions grâce à la recherche des liens les plus forts entre les plans. Il accorde une grande importance à la durée de chaque plan et est reconnu pour sa capacité à raconter des histoires intimes et accessibles en très peu de temps. Il chérit la collaboration dans son travail et aspire à faire entendre la voix des membres de la communauté BIPOC.
Sa série de micro-courts métrages sur son héritage, comprenant What Did They Say?, Daniel « Jun Ho » Lee et Halmeoni, a connu un succès viral avec plus de 30 millions de vues cumulées sur diverses plateformes de réseaux sociaux et a été récompensée aux YDA à Cannes, aux Webby Awards, aux Shots, par la CBC et bien d’autres. Son court métrage Sun, Moon and Four Peaks a été présenté en avant-première au Festival international du film de Vancouver et a remporté le Grand Prix RPCE au Festival du Nouveau Cinéma, sélectionné pour les Oscars.
Kevin travaille actuellement au développement de son premier long métrage, My Dad, the Rockstar.
kimura byol lemoine est un·e artiste conceptuel·le pluridisciplinaire et cinéaste abordant les multi-identités telles que la diaspora, le déplacement, le colorisme et le genre. En 1988, son premier court métrage Adoption remporte le Grand Prix « Être jeune en Europe » au Brussels International Super 8mm et Video Festival. En 1996, kimura remporte le premier prix du concours de scénario au premier Festival international du film documentaire de Séoul pour To Korea, Mother Nation, et produit #6261 avec la résidence Regard sur Montréal (ONF/Microclimat Films, 2016). Iel·le est commissaire d’art recherchant des projets qui donnent voix à des minorités (in)visibles.
Marguerite Ranger est une artiste québéco-vietnamienne basée à Montréal. Son travail s’articule autour de l’art vidéo, de la photographie et du dessin. Elle a amorcé ses études en histoire de l’art et en cinéma à l’Université Concordia, avant d’entreprendre un baccalauréat en production cinématographique à l’UQAM. À travers ses visuels immersifs, Marguerite explore les réminiscences de l’enfance, la dualité identitaire et l’art comme dispositif thérapeutique. Son approche artistique s’ancre dans la rétrospective, envisagée comme moteur de transformation et d’évolution. Sa pratique cherche constamment à s’inscrire dans une perspective de guérison, d’immersion et d’union.
Marie-Josée Desharnais est une cinéaste documentaire et artiste en recherche-création filipino-canadienne basée à Montréal. Son travail écoute avant de prendre la parole. Ancrée dans l’adoption, la mémoire diasporique et la présence, sa pratique tisse le son, le geste, le textile et les archives vécues pour créer des espaces de soin, de reconnaissance et de devenir partagé.
À l’origine du cycle de recherche au long cours Weaving Identity (2025–2028), soutenu par UnionDocs Center for Documentary Art, FNC et CPH:DOX, et a été sélectionnée comme artiste pour Regards Immersifs : La troisième aile du papillon du Festival Accès Asie (2025–2026). Elle a également été choisie comme narratrice invitée pour le Decolonized Healing Podcast et Refugee States, poursuivant ainsi son engagement envers l’écoute collective, la guérison et la mémoire diasporique.
À l’école primaire, Marites a commencé son parcours de danseuse classique, mais à l’adolescence, elle a dû raccrocher ses pointes. Des années plus tard, elle a pris la plume pour écrire à propos de ceux qui portent des pointes, en tant que rédactrice en chef de la rubrique danse du Montreal Mirror pendant plus d’une décennie. Forte de son expérience en danse et en journalisme audiovisuel, elle combine sa passion pour la danse et le cinéma à travers ses courts métrages primés et ses installations interactives présentées à l’échelle internationale. Elle se nourrit du partage des histoires des gens, en particulier celles des personnes qui utilisent l’art pour surmonter les obstacles. Elle aime danser lentement sur de la musique rapide, faire du vélo sans les mains, faire du karaoké en faisant la vaisselle et écrire sur elle-même à la troisième personne.
Marlene Millar réalise des films de danse, des documentaires et des productions médiatiques expérimentales depuis plus de 30 ans. En 2019, le Threshold Artspace, à Perth, au Royaume-Uni, lui consacre une rétrospective solo pour honorer l’ensemble de sa carrière. Elle y présente la première de l’installation Witness, où des histoires métaphoriques sont filmées avec des résonances de docu-fiction. Le PROJET DE FILM DANSÉ MIGRATION (PFDM) est un processus en évolution continue, réalisé par Marlene Millar et chorégraphié par Sandy Silva, qui transpose la danse à l’écran et exprime toutes les nuances et subtilités de ces récits performatifs thématiques. Ces courts métrages ont remporté plus de 30 prix et mentions à l’échelle internationale. Depuis 2000, avec leur compagnie MOUVEMENT PERPÉTUEL, Marlene Millar et Philip Szporer ont créé une collection d’œuvres médiatiques de danse saluée par la critique. Pédagogue et mentore prolifique, Millar a enseigné la réalisation de films sur plusieurs continents pour des institutions et organismes tels que le Centre Imagine (Burkina Faso), Malakta (Finlande), ImPulsTanz (Vienne) ainsi que dans l’Arctique canadien.
Maytham Jbara est un producteur, scénariste et réalisateur irakien basé à Toronto. Il est ancien participant au programme de bourses NSI–CMF Accelerator Fellowship et au programme EAVE On Demand Access destiné aux producteurs. Il est le fondateur de Purattu Films, une société de production basée à Bagdad et à Toronto à l’origine du long métrage primé *Hanging Gardens* (Festival du film de Venise 2022), ainsi que de nombreux courts métrages et de plusieurs longs métrages en cours de développement. Ses projets ont reçu le soutien de grandes institutions canadiennes et internationales, notamment Téléfilm Canada, les Conseils des arts de l’Ontario et de Toronto, le Festival du film de la mer Rouge et Beirut DC avec ART.
Richard Dang est un réalisateur canado-cambodgien passionné par la création d’histoires authentiques et accessibles. Il a collaboré au projet Passage vers la liberté de l’Université Carleton, contribuant à recueillir plus de 100 témoignages oraux auprès de réfugiés d’Asie du Sud-Est. Il développe présentement des longs métrages narratifs qui explorent les identités et les expériences de la diaspora sud-asiatique. Il a hâte de partager ses approches d’un cinéma accessible à travers des ateliers communautaires et des programmes éducatifs.
Robert Mentov est un cinéaste canadien avec plus de dix ans d’expérience dans le cinéma indépendant. Il a étudié sous la direction d’Apichatpong Weerasethakul et a participé à des laboratoires de cinéma internationaux avec B2B Doc, Tabor et Sacdoc. Actuellement, il est impliqué dans la production de plusieurs longs métrages, dont le documentaire birman White Tiger Column.
Rui Ting Ji est une animatrice et cinéaste canado-chinoise qui vit à Montréal, au Québec. Jouant avec des formes d’art nouvelles et anciennes, elle travaille dans le domaine de l’animation, des récits interactifs, des documentaires et des bandes dessinées animées. Ce qui l’intéresse le plus, c’est de partager des histoires de perspectives cachées et de trouver la beauté dans les plus petits détails. Ses films ont tendance à se concentrer sur des personnes ou des problèmes réels et ont été projetés dans le monde entier. Elle a animé pour des documentaires, des longs et des courts métrages primés, et enseigne l’animation au collège. Son film le plus récent, still moving, est un court métrage d’animation qui explore le moment limite entre « ce qui était » et « ce qui va suivre » pour une mère et sa fille.
Shelly Seo Bahng (elle/iel) est une autrice, cinéaste, traductrice, animatrice et mystique queer née en Corée et installée à Toronto. Son travail explore les thèmes des malentendus et du sentiment de ne pas être à sa place, tant dans son propre corps que dans les espaces qui nous entourent.
Sita Singh a une approche pluridisciplinaire au design. Plongée dans la recherche et l’exploration de la matière, elle est également fascinée par la communication visuelle et le design graphique. Sa démarche créative est intuitive et centrée sur la terre. Étant immigrante de deuxième génération, elle souhaite contribuer à l’émancipation des communautés PANDC sur le territoire où elle vit et a grandi. C’est en s’entourant de collaborateurs.trices partageant des motivations similaires qu’elle croit et milite à la décolonisation des paradigmes actuels.
Soomin Choi (elle) est une scénariste et réalisatrice coréenne née et élevée à Séoul, en Corée du Sud. Elle termine actuellement son baccalauréat en arts (BFA) dans le programme d’études cinématographiques à l’Université métropolitaine de Toronto. À travers ses films, elle explore la nature profonde de l’être humain et les conflits intérieurs. Elle privilégie un style d’écriture créatif et personnel ainsi qu’un style visuel simple permettant au public de s’immerger dans un personnage. Son objectif, à travers ses films, est de donner une légitimité à ces émotions que l’on qualifie souvent d’émotions négatives.
Teyama Alkamli est une scénariste, réalisatrice et productrice syrienne-canadienne primée qui vit à Toronto. Elle est une alumni du DocNomads, l’European Mobile Film School, le Hot Docs Emerging Filmmaker Lab, le Director Lab du Canadian Film Center, et elle participe actuellement au Talent Accelerator du TIFF.
Tony Chong est un artiste aux multiples facettes, né et élevé à Vancouver, et établi à Montréal depuis 1994. Chorégraphe, danseur, interprète et directeur artistique polyvalent, il s’intéresse profondément à diverses formes d’art, dont la danse, le théâtre, les nouveaux médias, le cinéma, la cuisine et la photographie. Son travail créatif a été reconnu par le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts et des lettres du Québec.
Le parcours artistique de Tony comprend des rôles marquants, notamment celui d’assistant directeur artistique du spectacle Totem du Cirque du Soleil et celui de codirecteur du Groupe Dance Lab à Ottawa. Ces expériences l’ont amené à cofonder le collectif RNTF (Remember Not to Forget) avec sa collaboratrice de longue date, Carol Prieur.
Son film Revealing the Invisible, coréalisé avec la cinéaste Marlene Millar, a été présenté en première mondiale lors du DWFNY2023 à New York. Le film est présentement diffusé sur le réseau Knowledge Network de la Colombie-Britannique et projeté dans des festivals en Europe, en Asie et au Canada. Parallèlement, Tony et RNTF présentent depuis 2022 Invisible无形, un solo de danse de 50 minutes avec des lasers. Tony, avec son duo Wolves, s’est récemment produit au Festival international de danse de Busan 2025 en Corée et a présenté son solo, L’Inconnu, au Festival Furies 2025 à Marsoui.
Tout au long de sa carrière, Tony a collaboré avec des compagnies de danse renommées telles que la Compagnie Marie Chouinard, Carbon 14, la Fondation Jean-Pierre Perreault, Système D (Dominique Porte), Louise Bédard Danse, la Compagnie Flak (José Navas), Sinha Danse, le Steptext Dance Theatre (Allemagne) et Line Nault. Il est également un membre clé du collectif Bluemouth Inc., basé à Toronto et Brooklyn, pour la production immersive Elephant, lauréate du prix Dora Mavor Moor 2025, et a travaillé sur leur projet d’intelligence artificielle interactive LUCY AI, développé avec l’artiste David Usher.
Dédé Chen – Commissaire
Laurence Ly – Commissaire
Steven Lee – Programmateur invité
My An – Soutien à la coordination