Café littéraire

Cinq auteur·ices, cinq genres littéraires et une soirée pour s’évader dans chacun de leurs univers.

édition 2026
Café littéraire
16 Mai — 17h00
Kawalees

Description

Sous la formule d’un 5 à 7 convivial, cinq artistes échangeront sur leurs pratiques d’écriture, la place des écrits de personnes asiatiques dans l’horizon littéraire au Québec et ailleurs, les rapports entre mémoire et écriture, diaspora et récit de soi ainsi que sur leurs perceptions du rôle de la littérature. Cette discussion collective est pensée à partir de leurs individualités : faut-il performer nos identités, coûte que coûte?

Au fil de lectures d’extraits et de discussions ouvertes, Dédé Chen (poésie et cinéma), Eang-Nay Theam (poésie), Murielle Chan-Chu (fragment), Philippe Yong (roman), Tamara Nguyen (théâtre) partageront leurs oeuvres et dialogueront par la suite avec le public lors d’une période de questions et d’échanges.

Partenaire

Le Collectif Lire l’Asie est une initiative de Eang-Nay Theam. Il prend vie au moment opportun et disparaît aussi vite qu’il est apparu. C’est le fruit de collaborations et de communautés qui s’efforcent de faire entendre leurs voix, encore et encore.

Biographies

Dédé Chen

Basée à Tiohtià:ke/Montréal, Dédé Chen est une autrice et réalisatrice qui s’intéresse à la performance de la filiation. Diplômée en anthropologie de l’Université Laval, elle effectue ensuite sa maîtrise en relations internationales à l’Université de Pékin. C’est à son retour qu’elle développe une pratique d’écriture, entre poétique et politique, autour de la violence sexuelle, du corps-territoire et de l’archive. Elle co-édite Les Asiatitudes (2024), première anthologie francophone d’auteurices descendant·es des diasporas asiatiques au Québec, et publie des oeuvres d’autofiction dans des revues littéraires Le double de la mère dans Moebius (2021), Femmage dans Le Crachoir de Flaubert (2022), Renasiance dans Estuaire (2024). Son premier court-métrage, Papaya (2022), fait sa première au Toronto Reel Asian Film Festival et remporte le prix du Coup de coeur au Festival Accès Asie, une mention honorable au Festival Filministes et Vancouver Festival of Recorded Movement.

Elle ressent un besoin de renouer avec sa communauté d’origine en ville et d’amplifier les voix des personnes adoptées. En 2021, elle cofonde Soft Gong, première organisation francophone par et pour les adopté·e·s de la Chine.

©Awa

Murielle Chan-Chu 陳妙影

Murielle Chan-Chu est arrivée à Montréal de Madagascar à l’âge de trois ans. Professeure de littérature au Collège Montmorency depuis 2009, elle s’intéresse particulièrement aux questions identitaires, féministes, queer, antiracistes et anticapitalistes. Elle interroge, à travers l’écriture, les vestiges des souvenirs, projet sur lequel elle travaille depuis un moment. 

Un de ces récits, « La mémoire-passoire » a été sélectionné pour la liste préliminaire du Prix du récit Radio-Canada 2025 et sera également publié dans le projet « Nous ne mourrons pas deux fois » du CRILCQ. « Comme une chienne errante » figurera également dans le numéro 187 de la revue « Moebius ».

©fragment

Nay Theam

Nay Theam écrit de la poésie depuis plus de dix ans et la partage parfois. D’origine cambodgienne, née à Québec, elle baragouine encore un peu le khmer, mais elle parle surtout en français. Elle enseigne la littérature au cégep dans une démarche qu’elle pense décoloniale. Formée en littérature, elle entame des études doctorales sur la relation au territoire nordique dans les littératures innue, atikamekw et de l’Asie du Sud-Est. Ses pratiques artistiques s’inscrivent dans une écriture du souvenir. La poésie l’intimide moins qu’avant, et elle aime raconter son histoire familiale par bribes. Ses textes ont été publiés dans la revue Littoral (2024 et 2025) et d’autres paraîtront dans l’Estuaire (2026).

Elle performe régulièrement lors des micros ouverts asiatiques organisés par Claudia Chan Tak et Rich Ly et elle a coorganisé, en 2025, avec ces derniers une édition spéciale au Collège de Maisonneuve. Elle a été une artiste invitée lors de l’open mic asiatique du Centre du théâtre d’aujourd’hui, en 2024.

Elle dirige le projet Lire, voir et écouter l’Asie qui cherche à valoriser les perspectives asiatiques dans les milieux d’enseignement, et ce, par différentes activités de diffusion. Elle a récemment organisé (Re)lire le Cambodge, un parcours littéraire portant sur quelques récits d’auteur·trices cambodgien·nes écrits en français.

Son travail s’inscrit dans une volonté de faire entendre des voix minorisées. Parce que, exister, c’est essentiel.

©Olivier Caron

Philippe Yong

Romancier franco-canadien d’origine coréenne, Philippe Yong vit à Montréal depuis 11 ans, où il enseigne la littérature au Collège Stanislas. Il est l’auteur de deux romans bien accueillis par le public et la critique, Hors-sol (2022, Mention spéciale du public du Prix Senghor du premier roman, sélection québécoise des Rendez-vous du premier roman) et Les yeux clos (2025, Classé dans les dix romans québécois de l’année par La Presse).

©Marjorie Guindon

Tamara Nguyen

Tamara Nguyen est autrice et conseillère dramaturgique. En 2016, elle obtient un baccalauréat en littératures de langue française et philosophie de l’Université de Montréal et en 2019, elle termine une formation en écriture dramatique à l’École Nationale de Théâtre du Canada. Sa pièce Légendes de canapé est montée par Héloïse Desrochers en 2020 au Théâtre des Béloufilles. En 2023, la pièce Bonnes Bonnes qu’elle a co-écrite avec Sophie Gee est présentée au Théâtre Aux Écuries. La même année, sa pièce Les papillons du littoral est montée par Claudia Chan Tak au Quai 5160. Au printemps 2024, sa pièce Maelström est mise en scène par Annie Ranger au Théâtre Aux Écuries. À l’automne 2024, sa pièce La démagogie des dragons est montée par Vincent Kim au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui. 

À titre de conseillère dramaturgique, Tamara a travaillé avec Claudia Chan Tak sur Au revoir zébu présenté à La Chapelle en 2022 et avec Stephie Mazunya sur la pièce S’enjailler présentée au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui en 2024. Tamara s’intéresse à la satire politique, à la manière dont l’art peut mettre un frein au défilement de l’actualité pour permettre une réflexion de fond.

©Julie Artacho

Avec

Dédé Chen

Eang-Nay Theam

Murielle Chan-Chu 陳妙影

Philippe Yong

Tamara Nguyen

édition 2026
Café littéraire
16 Mai — 17h00