Le Cabaret Confluences #2 explore la diversité artistique et culturelle à travers danse, humour, musique, poésie et performance.
La soirée réunit des artistes bilingues et multidisciplinaires : Janelle Hacault, danseuse et chorégraphe contemporaine d’origine filipinx/franco-canadienne, cache cache (poésie, littérature et musique ambiante électronique), Ran Wang et Xuan Lucie Liu (duo de musique chinoise), Rinre, jeune danseuse japonaise installée à Montréal, et Dona-Bella Kassab assurera le rôle de maître de cérémonie.
Ouverture des portes à 19h. Spectacle à 20h.
À la croisée du masque, du stand up et du bouffon, l’artiste se transforme en créature sous nos yeux: il s’appelle Ouroboros. La gargouille, mi-licorne et mi-alien, saura dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Une expérience à la fois confrontante et bienveillante, guidée par l’intuition et l’urgence d’habiter les émotions qui trahissent le statu quo.
À noter que cette performance est interactive et qu’elle risque d’imposer un dilemme philosophique au public.
Avertissement : Possible nudité partielle.
Kapwa nous propose danse, récit et stand-up. Ou peut-être tout cela à la fois. Traversant les expériences personnelles et les souvenirs d’enfance de Janelle Hacault centrés sur l’identité (souvent mal comprise), l’appartenance, et ce que signifie le fait d’être une personne brown pour elle.
Kapwa est une valeur fondamentale de la psychologie philippine. C’est « la reconnaissance d’une identité partagée, d’un moi intérieur commun avec les autres […] une telle inclusion implique l’obligation morale de se traiter mutuellement comme des êtres humains égaux. »
– Professeur Virgilio Enriquez, fondateur de Sikolohiyang Pilipino.
Ran Wang et Xuan Lucie Liu présentent une série de performances en collaboration, combinant le guzheng solo, le yangqin et l’improvisation. Chaque rencontre explore le dialogue entre le son, le mouvement et l’espace, mêlant techniques traditionnelles chinoises et langages contemporains.
Par ces improvisations ouvertes, elles cherchent à révéler les résonances émotionnelles et physiques de leurs instruments dans des contextes interculturels et interdisciplinaires.
cache cache, un trio alliant poèmes et musique, plongeant le public dans les mémoires des artistes :
Nous avançons comme on compose un morceau à plusieurs
en testant, en changeant d’instruments
en cherchant ce qui sonne juste
Nos émotions ne suivent pas une ligne droite
elles bifurquent, hésitent, reviennent autrement
on ne cherche pas à les expliquer
juste à leur laisser de la place
Nos mots glissent selon les sons qui se présentent
parfois ça rate, parfois ça respire
et c’est là que quelque chose s’ouvre
Cette pièce explore l’espace entre celle que Rinre était au Japon et celle qu’elle est aujourd’hui au Canada. Elle reflète le temps nécessaire pour s’autoriser à se tenir devant les autres sans avoir besoin d’être parfaite. Plutôt qu’un récit de transformation, il s’agit d’un choix d’exister telle qu’elle est.
cache cache sont trois voix : peach, an archivist et the side – qui se rencontrent en quête de retrouver les morceaux d’eux-mêmes qui leur échappent encore. Arnab, Corinne et Dédé jouent à cache-cache tout en vidant et rechargeant la mémoire cache. Ensemble, ils préservent, remixent et réécrivent ce qui ne cesse de leur filer entre les doigts.
Dona-Bella Kassab évolue sur les scènes underground et au cœur des communautés marginalisées, où iel déploie une pratique artistique à la fois audacieuse et profondément vulnérable. Artiste de la scène autodidacte, iel se forme en dramaturgie, interprétation, danse, art-performance et art multimédia, accumulant un savoir expérimental qui traverse ses multiples créations solo, dont Le Cycle (Post-Furies 2025), Anartiste (Fringe Montréal 2025), Songe d’un Jour d’Hiver (Festival Entractes 2024). Ses créations mettent le spectateur·rice au pied du mur, confronté à ses propres émotions et à la lucidité des systèmes qui nous traversent.
De plus, certaines collaborations marqueront sa pratique: Action Ouverte, Post-Furies, Jamais Lu, Entractes, Théâtre de l’Affamée, Nicolas Cantin, Montréal Arts Interculturels, Chanel Cheiban, Compagnie de danse Tout Feu Tout Femme.
Enfant de réfugiés, et non-binaire au genre fluide, Doni porte dans son corps et son imaginaire les cicatrices de l’exil, de la guerre et des systèmes oppressifs occidentaux. De ces expériences naît sa méthode artistique : le Confrontational Shame Healing, où la honte devient matière première, et la Fabulation futuriste, où l’écriture et la dramaturgie projettent vers des futurs alternatifs et utopiques. Chaque œuvre est une tentative de partager ce que la vie et ses sensibilités lui ont appris. C’est une expérience régénératrice, une transfiguration de l’inconfort, un lieu de rencontre entre l’intime et le collectif, où la vulnérabilité devient puissance, et où l’art agit comme levier de conscience et de résistance.
Ran Wang est une musicienne et artiste sonore chinoise basée à Montréal. Spécialisée dans le guzheng depuis plus de vingt ans, elle explore les frontières entre musique traditionnelle et création contemporaine. Formée au Conservatoire du Sichuan et titulaire d’un master en arts et technologies de l’Université de Montréal, elle développe une pratique interdisciplinaire mêlant improvisation, art sonore et performance.
Son travail questionne la mémoire culturelle, le geste et le son, tout en cherchant de nouveaux dialogues entre le guzheng, l’électronique et les musiques du monde. Lauréate du Global Musician Workshop du projet Silkroad, elle poursuit une recherche sur les formes hybrides de collaboration et d’écoute interculturelle.
Originaire de Kyoto, au Japon, Rinre est une danseuse polyvalente spécialisée en waacking, avec de l’expérience en hip-hop, house, popping, locking, jazz, theater jazz, heels et ballet. Elle a suivi une formation au Myster Dance Studio de 2010 à 2019 et a complété le programme Commercial Track Dance Certificate au Peridance Center à New York de 2019 à 2021. Rinre a remporté et été finaliste de nombreuses batailles de danse à New York, Montréal, Taipei, Kobe et ailleurs. Son expérience scénique inclut des spectacles, festivals et événements, montrant une expression artistique dynamique. En juillet 2025, elle a visité Montréal pour la première fois, découvrant de nouvelles inspirations et élargissant mon parcours artistique à l’international.
Janelle Hacault est une artiste professionnelle de danse contemporaine, chorégraphe, enseignante, chanteuse et actrice formée, ainsi que coach d’incarnation, d’origine philippine et franco-canadienne, basée à Tiohtià:ke/Montréal (QC). Elle est diplômée de la School of Contemporary Dancers de Winnipeg et détient un baccalauréat spécialisé de l’Université de Winnipeg.
Quelques performances inclus sur scène dans Annie : la comédie musicale (Just for Laughs) et Rhapsodie (Sylvain Émard Danse/Danse Danse), à l’écran (Virginie Brunelle, Angèle Dubeau, Céline Dion, Trip the Light Fantastic), ainsi qu’à la télévision (Chanteurs masqués, Révolution saison 3). Elle a travaillé dans le cirque avec Les 7 Doigts de la Main sous la direction de Gypsy Snider et a été la danseuse principale pour la distribution inaugurale de Ships in the Night, ainsi que dans des œuvres du metteur en scène gagnant d’un prix Tony, Sam Pinkleton, et de la chorégraphe Ani Taj à bord de Virgin Voyages.
Janelle écrit et interprète récemment du stand-up dans le cadre du “Joke Club” de Montréal, se produisant au Comedy Nest et co-produisant des spectacles au Tequila Bar. Sa nouvelle œuvre solo, Kapwa, a été présentée à Winnipeg et à Montréal, et sera bientôt interprétée à Brighton, au Royaume-Uni, en juillet 2026.
Xuan Liu, interprète de yangqin établie à Montréal, se distingue par sa virtuosité et son engagement envers la diffusion de la musique chinoise. Fondatrice du Hua Yin Chinese Ensemble, elle allie interprétation sensible et direction artistique pour faire rayonner cet héritage en Amérique du Nord auprès du public d’ici et d’ailleurs.
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